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Randonnée Pédestre "Los Passéjaïres"

A MAX, de la part de Lurio comité de développement local de la contrée de Durban et Passejaïres.

Max tu as quitté le chemin… Sans prévenir…tu as cessé de marcher  avec nous. Tu n’as pas respecté la consigne que tu ne cessais de répéter à longueur de marche : « On ne part pas tout seul devant ! ». C’est pourtant ce que tu as fait.

La marche et cette association « Los Passejaïres », c’était ta dernière passion, ton dernier feu d’artifice. Tu t’y es consacré pleinement, avec cœur et dévouement, innovant et à la recherche du mieux, nous pouvons tous en témoigner. Après avoir été de la poignée des fondateurs tu en devins  président.

Pas un président d’opérette, ah !non  mais un  chef, un vrai chef d’équipe, car il faut bien le dire, c’était dans ton tempérament…. Mais un chef apprécié et aimé de tous, dont le but était de faire de ce groupe une bulle d’échange, de partage et de convivialité, un groupe qui  ne « doit pas marcher idiot » comme tu disais, t’efforçant de lier randonnées et découvertes culturelles. Ton but est atteint ; la convivialité, on pourrait presque dire l’amitié, règne au sein de ce groupe.

Max, soyons francs, je dois te dire que ton sens de l’organisation poussé à l’extrême, nous amusait parfois. Qui pouvait encore s’étonner de te  voir arriver au conseil d’administration avec sous le bras, en guise de notes préparatoires,  un roman fleuve pour chacun d’entre nous ? Ah Max, je crois que ce souvenir là amènera toujours sur nos lèvres  un sourire ému.

Tu voulais innover, mais tu n’aimais pas trop que l’on te surprenne !  Si nous te  soumettions une idée qui ne t’agréait pas de prime abord, nous avions droit à un « Ne venez pas m’embêter avec ça » ! Je dois dire que la formule était parfois plus imagée ! Mais en esprit  intelligent, tu remaniais tout cela dans ta tête et quelques jours après le téléphone nous apportait  un « Dis moi l’idée  dont tu m’avais parlée, peut-être que… ». Eh ! Oui ; têtu tu étais ; mais pas obtus !

Et puis il y avait aussi un Max plus paternel, certes plus discret. Pudeur sans doute ...Ne pas trop se découvrir…Ainsi lorsque qu’une d’entre nous avait  un jour décidé de faire en solitaire une marche de plusieurs jours. Nous étions deux  témoins  de cet échange. « Tu pars comme çà ? Toute seule ? Tu as un portable au moins. Non ! Alors tu prendras le mien, ça ne se discute pas ». Je ne sais pas si le portable fut du voyage et peu importe.  Mais dans ce dialogue, Max était là, tel qu’en lui-même, bourru, attentif  et tendre…mais dans la retenue. Et l’on t’aimait comme ça !

Max, te voilà cette fois-ci parti pour la longue marche vers l’infini. Sans portable…mais accompagné  de l’affection profonde  et émue de tous ces « Passejaïres » que tu aimais et que tu laisses aujourd’hui désemparés et orphelins.


 

Lecture de Geneviève Coordinatrice Randonnée

A toi Max,

Toi, qui m’as transmis l’art de marcher et d’explorer,

Toi, l’homme de rigueur et de grande valeur,

Toi, l’ami au grand cœur,

Je te dédie, à la demande de Monique, ces extraits revisités d’un poème de Manick -Marie AnnickRétif

Je connais des bateaux

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont ébranlés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux qui s'en vont valeureux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Lecture de Geneviève Coordinatrice Randonnée

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux sans cesse en éveil
quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui perlent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d’océan